Ton départ nous laisse en état de sidération. C’est un choc dévastateur dont nous n’avons pas encore bien mesuré les conséquences.

Car il va bien nous falloir vivre ton absence.

C’est cruel, c’est violent, c’est inconcevable. Je voudrais ajourner, contester, supplier, négocier, je voudrais réclamer justice. Car comment vivre sans toi Cécile ?

Toi à l’amitié si fidèle, toi si pudique, toi si douce, toi aux attentions si délicates. Toi si gracieuse. Toi si généreuse, toi si tendre. Toi si drôle. Toi patiente aussi, tenace, toi qui creusais ton sillon avec persévérance, sans jamais s’en détourner, comme seuls les gens qui se connaissent bien savent le faire.

Lentement, sûrement, un pas après l’autre, déterminée, tu savais vers quoi tu voulais aller. Très jeune tu l’as su. Toi appliquée, précise et réfléchie. Toi emballée, passionnée, inspirée et inspirante. Toi courageuse aussi, sacrément. Tu l’as plus que prouvé ces dernières années.

Ma Zette, Toi combattante héroïque face à la maladie et aux innombrables angoisses qu’elle traine dans ses filets. J’essaie de me répéter cette phrase consolatrice de Yourcenar : « Il ne faut pas pleurer ce qui n’est plus mais se réjouir de ce qui a été » aujourd’hui, il est trop tôt pour la mettre en pratique, nous sommes tous dévastés.

Je suis inconsolable ma Zette, je pleure l’irremplaçable. Je chérirai toujours cette précieuse amitié qui nous a liées plus de trente ans durant. Je perds une soeur. J’entre dans le monde inconnu de ton absence et comme j’ai un peu peur, Je te ferai une place, là au chaud sur mon épaule, pour qu’encore et toujours tu souffles à mon oreille les mots de la vie, pour que tu continues à accompagner mes jours.

Ma Zette, ma soeur, ma confidente,

mon petit coeur, je t’aime.

Odile