Cécile, ma poulette, ma tête se brouille, hôpital, tristesse, injustice, déchirement, vide.

Toi partie.

Nous avions imaginé tous les scénarios mais pas celui-là. Ce vide-là.

Je t’ai croisée à une vente de bijoux il y a 10 ans, discrète, le regard malicieux, le sourire délicieusement moqueur. Une amitié s’est tissée, il a fallu t’apprivoiser et on ne s’est plus quittées.

De marchés de Noël en ventes de créateurs, d’expositions en voyages et de sourires en fous rires. Nous étions dans notre bulle, vierge de nos histoires passées.

De fils en aiguilles nous découvrions des morceaux de vie de l’autre, rencontrant au gré de nos expéditions des amis parfois communs sans le savoir. Discrète et réservée, tes coups de gueule me faisaient rire. Maintenant je te pleure en découvrant chaque matin que ce sera une journée sans toi. Ma tristesse est profonde. Tu me manques tellement.

Merci pour ta confiance et ton amitié, et te fais une place dans mon coeur à tout jamais.


Des bisettes.
Isabelle